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Roses, Clematis and Peonies
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Histoire des plantes de la Guiane Françoise ... & une notice des plantes de l'Isle-de-France
(1775)  Page(s) 524, vol. 1.  
 
Rosa biflora 
Rosa flore pleno, carneo. Tourn. Inst.
Rosa omnium kalendarum. Joncq. Hort.
Ce Rosier est cultivé dans les jardins des habitans; on le trouve aussi en sortant de la ville de Caïenne, dans un haie qui entoure un parc à vaches.
Cet arbrisseau a été apporté du Para à Caïenne.
[Pará is a State of Brazil]
(1775)  Page(s) 127-128 vol 2.  
 
Les personnes qui sçauront que le Rosier n'est pas une plante naturelle à l'Isle de France, seront surprises que j'aie pu y rassembler une assez grande quantité de Roses pour en tirer l'huile essentielle, sur-tout si l'expérience leur a appris combien peu d'huile essentielle fournit la feuille de Rose. En effet, lorsque j'arrivai dans ce pays, je n'y pus découvrir qu'un pied de Rosier qui avoit été apporté du Brésil quelques années auparavant par M. Kerguelin; mais ce pied dont le bois étoit vieux & qu'on ne tailloir pas, ne donnoit point de fleurs. Je m'en procurai par adresse quelques branches que le propriétaire du Rosier refusoit, dans la crainte de nuire à son arbrisseau. Je cultivai avec soin ces boutures: elles eurent bientôt pris racine, me donnerent la même année des fleurs & de quoi faire beaucoup de boutures. Enfin la végétation étant presque sans interruption dans ce pays, j'eus, dans l'espace de dix-huit mois ou deux ans, des palissades, des haies de ce Rosier qui me donnerent assez de fleurs pour divers médicamens, dont l'Hôpital de l'Isle & les vaisseaux de la Compagnie avoient besoin. Quand la manne me manquoit, j'y suppléois par les Roses pour plusieurs genres de remèdes laxatifs & purgatifs , sur-tout par le syrop de Roses. Mais cette consommation me laissant toujours des Roses de reste, parce que les Rosiers se multiplioient tous les jours & que cette espece donne deux récoltes, j'entrepris de faire une huile essentielle ou beurre de Roses, semblable à celui que nous faisoient voir les vaisseaux revenant de l'Inde, & qu'ils mettoient à un très-haut prix. Les informations que je fis aux Voyageurs, & sur-tout à des Missionnaires & des Indiens, n'ayant pu me faire découvrir le procédé de l'Inde, je fus obligé de le chercher; mais ce ne fut qu'après bien des essais infructueux, que je parvins au procédé qu'on vient de lire. J'ai envoyé à diverses fois en France des quantités considérables de cet excellent parfum. La décoction qui avoit été recohobée plusieurs fois sur de nouvelles Roses, servoit de base à un syrop de Roses qui purgeoit, à la dose de deux ou trois onces, comme une pareille dose de manne. Après avoir recohobée trois & quatre fois l'eau-rose, je la distillois au bain-marie, & le produit étoit une eau-rose supérieure à celle qui vient de Perse.

People who know that the Rosier is not a native plant in Isle de France, will be surprised that I have been able to collect a large enough quantity of Roses to extract the essential oil, especially if the experience has taught them how little essential oil the Rose petal provides. As a matter of fact, when I arrived in this country, I could only discover a rose stalk which had been brought from Brazil a few years before by M. Kerguelin; but this specimen, the wood of which was old and which could not be cut, gave no flowers. I obtained some branches by address which the owner of the Rosier refused, for fear of harming his shrub. I cultivated these cuttings with care: they soon took root, and the same year gave me flowers & enough to make many cuttings. Finally, the vegetation being almost without interruption in this country, I had, in the space of eighteen months or two years, palisades, hedges of this Rosebush which gave me enough flowers for various medicines, including the Hospital. de l'Isle and the Company's vessels needed it. When the manna failed me, I took the place of the Roses for several kinds of laxative & purgative remedies, especially with the Syrup of Roses. But this consumption always leaving me Roses leftover, because the Roses multiply every day & this species gives two harvests, I undertook to make an essential oil or rose butter, similar to that which the vessels showed us returning from India, and which they put at a very high price. The information that I gave to the Travelers, and above all to the Missionaries and the [native] Indians, not having been able to make me discover the process of India, I was obliged to seek it; but it was only after many fruitless attempts that I succeeded in the procedure which has just been read. I have sent considerable quantities of this excellent perfume to France several times. The decoction which had been recoiled several times on new Roses served as the base for a syrup of Roses which was purged, at a dose of two or three ounces, like such a dose of manna. After having recoiled the rose water three & four times, I distilled it in a water bath, & the product was a rose water superior to that which comes from Persia.
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