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Rosae Hybridae. Études sur les roses hybrides
(1894) Page(s) 42. R. pimpinellifolia x alpina .... Hongrie. – Monts Sytno, Sytiene, Holik, Ptacnik, Calvaria (Kmet!), M. le pasteur Kmet a distribué des environs de Schemnitz de nombreux et beaux spécimens de R. pimpinellifolia X alpina sous les noms de R. reversa W. et K., R. reversa f. Simkovicsii Kmet et R. reversa f. holikensis Kmet. Postérieurement, ces deux dernières variétés ont été élevées au rang d'espèces (Conf. Kerner Schedae ad floranı exsiccatam austro-hungaricam et H. Braun Beiträge zur Kenntniss einiger Arten und Formen der Gattung Rosa. Ce qui caractérise surtout ces variations du R. pimpinellifolia X alpina, c'est la villosité des folioles qui est presque toujours absente des variations provenant d'autres contrées. Ce qui explique la présence de cette villosité, c'est celle qui existe fréquemment chez le R. alpina de la région explorée par M. Kmet. Remarquons que dans les autres pays il est rare de trouver le R. alpina à folioles pubescentes. Dans le R. reversa distribué par M. Kmet, les réceptacles seraient, d'après M. H. Braun, noirâtres ou d'un rouge-noirâtre; dans le R. Sinkoviscii, ils seraient d'un rouge de corail, enfin dans le R. holikensis, ils deviendraient à la fin noirâtres.
(1894) Page(s) 20-22. R. alpina X pomifera. (R. gombensis Lag. et Pus., R. longicruris Chr., R. lagenarioides Ozanon.) Le R. alpina X pomifera ne fut connu et découvert que longtemps après le R. alpina X tomentosa, dont la description remonte à 1818. La première mention du R. alpina X pomifera a été faite par M. Christ en 1873, dans sa monographie, sous le nom de R. pomifera f. longicruris (R. pomifero-alpina ?) d'après des échantillons recueillis dans le Haut-Valais par Lagger (1) et Favrat (1872) et aux environs de Goeschenen par Gisler. L'année suivante, M. Christ in Flora) disait quelques mois d'une forme voisine, qui est devenue le R. gombensis Lag. et Pag., et qu'il range à la suite de la forma longicruris parmi les variétés du R. pomifera. C'est en 1875 que Puget publia, dans le Bulletin de la Société Murithienne, p. 54, le R. gombensis Lag. et Pug. Dans cette description il est dit : « ressemble par son port au R. alpina L., mais par ses autres caractères, se rapproche du R. spinulifolia. Puget (2) s'était donc déjà aperçu de l'affinité du R.gombensis avec le R. alpina X tomentosa. En 1884, M. Christ (Allgemeine Ergebnisse, etc.) considère définitivement les R. gombensis Lag. et Pug. et R. longicruris Chr. comme des R. alpina X pomifera. SUISSE. Valais. Mayens de Sion (Wolf!), Louèche-les-Bains (Ozanon!), entre Simplon et Algaby (Schneider! Favrat! Crépin), Wiescherthal (Jaccard!), Binn, Blitzingen, Seltkingen (Favrat!), Reckingen (Lagger! Fayrat! Crépin), Münster (Lagger! Favrat!), Ulrichen (Favrat!), Obergestelen (Jaccard!). Du Haut-Valais, je possède de matériaux considérables. C'est surtout dans cette région qu'on peut le mieux suivre toutes les variations de cet hybride, dont les caractères trahissent clairement ses ascendants. Comme le R. alpina X tomentosa, il se présente sous diverses variations. Parmi celles-ci, il en est qui se rapprochent beaucoup du R. alpina, variations qui peuvent être de première génération ou bien des variations en retour. La variation R. gombensis, à réceptacle lisse et à pédicelles lisses ou très peu glanduleux, se relie à la variation R. longicruris, à réceptacle et à pédicelles plus ou moins densément hispides-glanduleux, par des formes intermédiaires. Tessin. Entre Catto et Deggio, entre Airolo et Coliscio (R. Keller!). Grisons. Fetan (R. Keller!). Canton d’Uri. - Abfrutt au-dessus de Goeschenen (Gisler! Crépin). Canton de Fribourg. Montbovon (Cottet 1864!). Avec l'indication de cette dernière localité, M. Cottet m'a envoyé des échantillons sous le nom de R. pyrenaica Gouan qui me paraissent bien appartenir au R. alpina X pomifera. Les pétioles sont pubescents; la nervure médiane, qui est un peu pubescente, et les nervures secondaires sont glanduleuses; réceptacles densément hispides-glanduleux; sépales extérieurs assez souvent un peu appendiculés latéralement. La localité de Montbovon que je cite ci-dessus n'est probablement pas exacte. Il faut savoir que M. le chanoine Cottet, alors qu'il était curé à Montbovon, paraît s'être souvent contenté de mettre, sur ses étiquettes, Montbovon pour des localités plus ou moins éloignées de ce village. D'après ce qu'il m'a écrit dernièrement, j'ai lieu de penser que la Rose en question a été recueillie par lui à Oussannaz qui dépend de la commune de Charmey et qu'elle a été décrite, dans le Guide du botaniste dans le canton de Fribourg, sous le nom de R. alpina L. n. adjecta. .... (1) Dans une lettre assez récente, M. le chanoine Cottet m'apprend que le Dr Lagger faisait recueillir les Roses du Haut-Valais par son frère, qui habitait dans la vallée de Conches. (2) Je crois devoir faire remarquer ici que Lagger soumettait toutes ses récoltes à l'abbé Puget et que c'est celui-ci qui se trouvait chargé du travail de détermination et de description ; Lagger n'a guère joué que le rôle de collecteur.
(1894) Page(s) 24. Nous avons maintenant à rechercher quels sont les caractères aux moyens desquels on peut distinguer le R. alpina x tomentosa et R. alpina X omissa du R. alpina X pomifera. L'armature des axes, c'est-à-dire les aiguillons s'ils ont une importance pratique incontestable pour distinguer les ascendants entre eux, ne sont plus dans ce cas lorsqu'il s'agit de différencier les hybrides. Par le croisement, les aiguillons assez faiblement arqués des R. tomentosa et R. omissa deviennent plus grèles droits, ou presque droits à peu près comme ils le sont dans le R. alpina X pomifera. D'autre part, les sépales, toujours à la fin caducs dans les R. tomentosa et R. omissa, deviennent persistants dans les R. alpina X tomentosa et R. alpina X omissa, comme ils le sont dans le R. alpina X pomifera. Ainsi nous échappent deux sources de différences précieuses. Il faut donc chercher ailleurs. Les stipules supérieures, dans les R. tomentosa et R. omissa, sont moins dilatées que dans le R. pomifera; elles ont des oreillettes triangulaires à pointes dressées ou un peu divergentes, tandis que dans le R. pomifera, elles sont falciformes à pointes plus ou moins convergentes. Ces différences persistent, de part et d'autre, dans les hybrides, tout en étant atténuées par l'action des larges stipules du R. alpina, qui sont fendues plus profondément que dans les trois autres espèces, à oreillettes larges et un peu divergentes. Ces différences se saisissent quand on peut examiner un assez grand nombre d'exemplaires, mais leurs descriptions sont rendues tout à fait vaines pour celui qui n'a pas sous les yeux les matériaux nécessaires. Dans les R. tomentosa et R. omissa, les sépales extérieurs présentent des appendices plus apparents et plus nombreux que dans le R. pomifera, qui peut même les avoir tous entiers. Les produits du croissement conservent un peu cette différence, c'est-à-dire que les R. alpina x tomentosa et R. alpina X omissa ont, en général, des sépales extérieurs plus appendiculés que ceux du R. pomifera. Mais ce n'est là qu'une différence de plus ou de moins, et par conséquent très difficile à faire saisir par une description. La pubescence et les dents foliaires, chez les R. tomentosa, R. omissa et R. pomifera, offrent également des différences, différences qui persistent plus ou moins dans les hybrides, mais leur description minutieuse serait sans utilité pratique pour celui qui n'a pas sous les yeux des bonnes séries des trois hybrides en question. En somme, on ne peut guère donner de ces trois hybrides que des diagnoses extrêmement vagues, et qui pourrait peut-être même s'appliquer plus ou moins à certaines variations des R. tomentosa, R. omissa et R. pomifera. Il serait indispensable que ces diagnoses fussent accompagnées de figures très bien faites pour en tirer quelque parti. C'est pourquoi je me borne ici aux indications sommaires qui précèdent.
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